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Malki tsigani

Les Roms représentent environ 11% de la population en Bulgarie. Depuis de nombreuses générations, ils sont citoyens bulgares et complètement sédentarisés. Pourtant, la cohabitation avec les non- Roms reste extrêmement difficile. À tel point qu’en ville, les Roms vivent à l’écart, dans des conditions de grande pauvreté, regroupés dans des quartiers bien délimités.
Les différences de mode de vie entre les Roms et le reste de la population bulgare, ainsi que la méconnaissance de la culture de chacun, sont à l’origine du rejet, de la peur et des préjugés qui entraînent cette exclusion sociale et économique. À l’école, et pour les mêmes raisons, les enfants retrouvent souvent ces difficultés. C’est pour lutter contre cette situation problématique et faire tomber les préjugés et stéréotypes négatifs que l’association Malki Tsigani, créée début 2007, s’est fixé pour objectif la mise en place d’actions éducatives auprès des enfants de cette minorité, afin que l’univers des Roms de Sofia soit mieux connu.

Actuellement, le projet central de Malki Tsigani consiste à faire réaliser un recueil photographique aux enfants du plus grand quartier Rom de Sofia, “ Fakulteta ” (environ 15 000 personnes). Il permet à une douzaine d’entre eux de réaliser un recueil photographique en posant, à travers l’objectif, un regard sur leur vie, leur quartier, leurs traditions et de porter ensuite ce témoignage aux yeux de tous. Pour cela, un recueil de leurs travaux sera naturellement édité, et une exposition itinérante, présentée par les enfants, sillonnera la Bulgarie.

L’éducation restant la clé de toute intégration, les bénéfices dégagés de la vente du livre serviront à créer un fond permettant aux quatre écoles situées autour et dans le quartier, d’offrir aux enfants les plus démunis, roms ou non-roms, des manuels et du matériel scolaire.

Important : cette aide n’est pas exclusivement destinée aux enfants roms, bien qu’ils soient les premiers concernés. En retenant des critères socio-économiques et non ethniques, nous espérons ainsi rompre avec le phénomène de jalousie intercommunautaire qui entoure parfois les programmes d’aide destinés aux Roms.